Vudhavi Karangal

Vudhavi Karangal est un foyer qui accueille les enfants abandonnés dans la région de Pondichéry. Créée en 1991 par Alice Thomas, une première maison a été établie pour héberger des garçons à Nonankkupam, dans les faubourgs de Pondichéry. En 2009, une deuxième maison a vu le jour pour accueillir des filles dans le village de T. N. Palayam sis au milieu d’une campagne verdoyante.
L’association française Les Orphelins de Pondichéry soutient Vudhavi Karangal depuis 2005.

vendredi 31 mars 2017

Des nouvelles de la maison des garçons - février 2017

Nous avions laissé derrière nous la France, son ciel gris et la pluie froide pour nous retrouver dans la douce chaleur et l’exubérance de Pondichéry. Les bougainvillées déploient leurs fleurs exubérantes au-dessus des murs de la ville blanche.


Lakshmi est fidèle au rendez-vous devant le temple attendant patiemment de partir un mois pour les forêts du Kerala avec les autres éléphants des temples du sud de l’Inde.


Sur l’avenue Goubert, Jeanne d’Arc veille sur les joueurs de pétanque. Non loin de là, la fanfare de la police touristique nous donne une sérénade.




Nous prenons un rickshaw pour Nonankuppam. Les rues entourant la maison des garçons ont été rénovées et le système d’évacuation des eaux de pluie a été modernisé ainsi la maison sera dorénavant à l’abri des inondations.
Comme à chaque fois, nous sommes accueillis avec force rires, cris et gambades par les garçons. Les plus jeunes jouent dans la cour sous le regard blasé des chiens de garde (de garde ???). Certains font leurs devoirs. D’autres prennent leur douche. Les grands sont encore à l’école pour préparer sérieusement leurs examens de fin d’année qui auront lieu début mai.





Les grands trouvent auprès de Maran une oreille attentive à leurs soucis, leurs projets, leurs questions. Maran est un virtuose. Il sait tout faire, tout expliquer, de la menuiserie à la cuisine en passant par le Bharata natyam (danse classique de l'Inde du Sud).


Tablas et guitares sont chauffés à blanc dans la salle de musique. Le professeur fait répéter inlassablement. Bala s'entraîne aux percussions. Un jeune garçon enchaîne les accords de guitare. Il s’agit d’être prêt pour la fête qui sera donnée à la fin du mois pour l’anniversaire d’Alice.




Dans l’atelier, nous découvrons une nouvelle activité. Les garçons commencent à maitriser la technique de la pâte à papier et ont déjà construit quatre superbes têtes de chevaux, masques qui seront utilisés pour animer les différentes fêtes qui ont lieu à l'orphelinat.


Avant de partir, nous remarquons cette maxime d'Abdul Kalam, dalit, musulman, très grand professeur de physique et qui fut Président de la République en Inde. Abdul Kalam est décédé en juillet 2015.


"Les meilleurs cerveaux peuvent se trouver sur les derniers bancs d'une salle de classe"

et surtout :
"Les rêves : ce n'est pas ce que vous voyez dans votre sommeil ... C'est ce qui vous empêche de dormir"